Appel à communication : "Marges de l’histoire événementielle dans le récit historique"

Appel à communication :
Marges de l’histoire événementielle dans le récit historique

PROJET : OUVRAGE COLLECTIF

La section comparatiste de l’Université de Nantes, travaillant au sein de l’équipe Textes, Langages, Imaginaires, a créé en 1999 une collection d’Études Comparatistes, publiée par un éditeur nantais (collection « Horizons Comparatistes » aux éditions Pleins Feux puis Cécile Defaut). Les premiers numéros ont été consacrés à des questions de genre (Le Roman historique, puis Autofiction et roman du Je, Poétiques du roman d’aventures, etc.). La collection comporte actuellement 11 titres parus et deux en préparation. Le prochain volume souhaite donner un prolongement au premier titre, Le Roman historique, en abordant des auteurs, des domaines linguistiques et des questions qui n’avaient pu être abordés dans le premier volume. Nous souhaiterions privilégier une approche des grands classiques étrangers des XIXe et XXe siècles insuffisamment étudiés par la critique française (Pouchkine, Manzoni, Tolstoï...) ainsi que de certains auteurs français dont l’étude serait faite selon une approche comparatiste (influences, poétique comparée, intertextualité, regards portés sur l’Autre et sur l’Ailleurs, récits de guerre).

La notion de marges de l’histoire événementielle sera le fil conducteur de la réflexion. Deux axes de réflexion pourraient être privilégiés :
1) Écrit-on encore des romans dont la représentation de l’histoire est celle de Walter Scott ? Dans quelle mesure le genre a-t-il intégré les préoccupations nouvelles de la recherche historique (dimensions économique, sociologique culturelle, imaginaire, etc.) ? Depuis l’époque romantique, le genre a-t-il contribué à l’élargissement de l’univers de l’histoire traditionnelle, ou bien s’est-il contenté de la suivre de loin ? Y a-t-il une place pour le roman historique dans l’histoire de la discipline ?
2) Que dit le roman historique moderne (mélange de fiction - sagas familiales, autofictions, etc. - et d’histoire événementielle) que l’historiographie ne saurait dire ? Quel est, de ce point de vue, le rôle de l’imaginaire romanesque ? Le roman historique détient-t-il, dans le champ même de l’historiographie, une valeur d’investigation propre ? Doit-on le considérer comme un auxiliaire de l’historiographie ?

Nous serions heureux d’une éventuelle collaboration de votre part, sur un sujet de votre choix, ainsi que de la diffusion de ce document auprès d’universitaires et de jeunes chercheurs.
Nous espérons que ce projet sera susceptible de retenir votre attention et nous vous prions d’agréer, chère / cher collègue, l’expression de nos sentiments dévoués.

OBJECTIF :
- prolongement et complément du volume Le Roman Historique, éditions Pleins Feux, 2000.
- recentrage sur la problématique des marges

Champs de recherches possibles :
- domaines européen et extra-européen.
- frontières des genres, mixité des genres
- rapports histoire / littérature

CALIBRAGE
Environ 250 pages, soit environ quinze communications de quinze à vingt pages (de 1500 signes, notes comprises). Le projet sera confié en Septembre 2008 aux éditions Cécile Defaut, Nantes.

Réponse souhaitée avant le 15 mars 2007
Remise des manuscrits : juin/ juillet 2008.

Coordination :
Dominique Peyrache-Leborgne,
15 rue des Maraîchers, 44300, Nantes
tél. (00 33) 02 51 89 09 83
e mail : dominpeyrache@aol.com
et
André Peyronie,
7 rue saint Eutrope, 49100, Angers
tél. (00 33) 02 41 88 89 88
e mail : andre.peyronie@laposte.net